5.2 Le parcours du nouvel arrivant

Le parcours du nouvel arrivant.

 

La caravane marchande s’engouffre dans un entonnoir constitué de falaises abruptes. Les chariots lourdement chargés d’étoffes diverses, d’épices originaires de lointaines contrées et de quelques aventuriers venus tenter leur chance dans la cité des arts et des sciences, longent les parois rocheuses.

Au loin, les personnes composant cette chenille faite  d’embarcations de bois aperçoivent un pont de pierre surplombant le ravin à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Des murs de pierres beiges viennent rejoindre les deux extrémités du pont, là des dizaines de gardes armés d’arbalètes les regardent passer.

 

 

 

 

Le convoi arrive en face d’une immense et épaisse porte en bois ouvragés. A la vue des marchands, cette porte se dérobe devant eux grâce à un mécanisme complexe. Se dévoile alors l’avenue d’Eliandrilh, la seul route pavée de pierre qui circule dans la cité.

Les chariots passent sous le porche escorté par des gardes armés, ils font partie de l’ancienne garde impériale. Le convoi s’arrête sur la place des caravaniers du quartier de la porte nord. Une partie des gardes accompagne les marchands qui leur dévoilent les cales de leurs embarcations, l’autre partie attend la descente des voyageurs pour leur faire passer le parcours du nouvel arrivant, appelé aussi le chemin de croix du voyageur par les habitants de la ville.

Les nouveaux venus sont encerclés par les gardes qui leur demandent de les suivre. Ils les conduisent au « centre du droit de passage » Dés leur arrivée, ils vont se rendre compte de la complexité de l’administration Eliandiennes et de sa peur de l’autre. Ils vont aussi apprendre que l’argent fait tomber bien des barrières.

Centre du droit de passage.

Les pauvres aventuriers arasés par plusieurs jours de voyage  font face à une grande bâtisse. C’est le centre du droit de passage, un lieu obligatoire pour tout les nouveaux arrivants. Ils pénètrent au cœur d’une grande salle d’attente parsemée de quelques chaises vieillottes. Il n’y a personne d’autre dans cette pièce. Un petit homme en blouse blanche viendra les chercher les uns après les autres. Il s’agit d’Alphonse Braun, assistant de Maître Aymeric Corin, responsable du centre. C’est ce dernier qui va questionner les nouveaux arrivants. Il est toujours accompagné par deux gardes, c’est quelqu’un de très froid, avec une approche clinique de son métier.

Le nouvel arrivant prend place devant l’énorme bureau de celui qu’il devra appeler « Monsieur »

Maître Corin sort quelques feuilles jaunies d’un tiroir et trempe sa plume dans l’encrier. Il est chargé de confectionner un dossier sur tous les nouveaux venus. Ce dossier sera remisé aux archives qui se trouve sous les combles. La salle des archives est un véritable capharnaüm géré par un gnome du nom de Berlock.

L’interrogatoire froid et distant peut commencer.

-Nom, prénom, race, profession ?

-Lieux et date de naissance ?

-Quel est votre lieu d’origine et d’où venez-vous ?

-Maladie ?

-Motif de la venue ?

-Antécédents judiciaires ?

-Aimez-vous les petites coquines (ou les beaux mâles, pour les dames)

-Etes-vous venus seul ?

-Avez-vous des mœurs bizarres ?

-Moyen financier à disposition ?

-Aptitude à la magie ?

-Orientation sexuelle ?

-Durée de la visite ?

Après cet entrevue, il y a deux possibilités qui s’offre aux voyageurs. Soit, ils ne plaisent pas et sont reconduit en dehors de la ville sans aucun ménagement. Soit, ils continuent le parcours du nouvel arrivant et sont amenés au « centre diagnostique »

En réalité, ils sont jugés sur leur apparence et la façon dont ils sont habillés. La manière dont ils répondent aux questions est prépondérante par rapport aux réponses qu’ils font.

Maître Corin est quelqu’un qui vit seul et s’astreint à une vie spartiate faite de règles contraignantes qu’il s’inflige au quotidien. Il aimerait que tous en fassent autant. Néanmoins depuis un certain temps, il est troublé par des visions de créatures démoniaques. Il aime aller les regarder la nuit sur le plateau de la joie pour la joie au pic de la joie, mais jamais il n’oserait les aborder. Au fil du temps ses questions dérapent pour connaître les mœurs des ses « clients »

Le centre diagnostique.

Une foi réussi l’entretient au centre du droit de passage, les gardes conduisent les voyageurs vers le centre Diagnostique. C’est un bâtiment qui se trouve non loin de celui du droit de passage.

Ils devront passer devant des examinateurs qui vont regarder leur état physique. Ils doivent se déshabiller complètement pour un examen sommaire qui consiste à devoir tirer la langue, marcher sur une ligne droite les yeux fermés et les bras tendus. Les examinateurs regarderont ensuite leur anatomie.

Sont présent dans ce centre, deux guérisseurs assistés de trois soigneurs. Des gardes restent en permanence dans l’immeuble.

Une foi ce bref contrôle effectué, il y a trois chemins possibles. Soit, ils sont déclarés comme sain et seront conduit au Dispensaire de la haute lune pour l’obtention d’une carte de séjour. S’ils ne sont pas en grande forme mais tout de même accepté, ils seront alors mis en quarantaine au sanatorium Léo Reig. Dans le dernier cas, c’est l’expulsion de la ville.

Dispensaire de la haute Lune.

C’est la dernière étape pour les voyageurs avant d’entrer librement en ville. Ils seront reçus par Edaël Wildhout, un demi-elfe taciturne et par Morticia De la vil cambière, une humaine dans la quarantaine, très blanche de peau et dégageant un charme glacial. Ce sont eux qui délivrent les attestations pour l’obtention de la carte de séjour, appelé « Droit de résidence » Ils leur est toujours possible de renvoyer les nouveaux résidents soit vers le sanatorium ou carrément en dehors de la cité. Comme partout dans la ville qui dit droit, dit taxe et l’obtention de ce papier indispensable pour séjourner à Eliandrilh se fait en acquittant une taxe.

 Tarif pour le droit de séjour.

Par personne :

-1 semaine                       3ca

-1 mois                            1co

-3 mois                            2co

-6 mois                            3co

-1 an                               5co

ca : Couronne d’argent, co Couronne d’or. 10 ca vaut 1 co.

Trois personnes se trouvent derrière des guichets et fournissent les cartes de séjour selon le temps demandé, pour cela ils se référent à l’attestation de la haute lune et du rapport du droit de passage et du centre diagniostique.

Une foi leur papier obtenu, les nouveaux résidents seront invités à se rendre au bureau de la législation sur la monnaie locale.

Législation sur la monnaie locale.

A Eliandrilh, seul la monnaie frappée avec le sceau de la ville y à cours. C’est dans ce lieu qu’on échange ses pièces étrangères contre les couronnes Eliandiennes. Cela à un coup, dix pour cent de la valeur échangée.

Deux personnes s’occupent des échanges, le vieux Gaspard Surdine et la belle Léna Maëlla. Derrière eux, se trouve Zyg Gudd, le peseur de monnaie nain.

Le parcours du combattant n’est pas terminé, les nouveaux résidents doivent se rendre au bureau de la législation du port d’arme.

Législation sur le port d’arme.

Ici sont rappelé les lois sur le port d’arme en ville. Le port d’arme y est formellement interdit à moins de posséder une dérogation. Celle-ci est valable pour les forces militaires et de maintient de l’ordre, des guildes reconnues ainsi que de toute personne en faisant la demande. En charge au préposé de l’administration de l’accorder ou non. Bref, comme tout le reste à Eliandrilh, si on passe au tiroir caisse il n’y aura pas de problème.

Le tarif est exactement le même que celui pour le droit de séjour. Le droit du port d’armes est inscrit sur le document pré-sité.

Les nouveaux arrivants finissent leur parcours en signant la charte de non–agression et la charte d’allégeance.

La charte de non-agression.

Cette charte doit être signée par toute personne arrivant à Eliandrilh. Il s’agit d’un texte où chacun promet de ne pas nuire aux organisations composant la ville et à ses citoyens. En échange, on leur promet une protection optimale au sein de la cité.

La charte d’allégeance.

Ce texte que chacun doit également signer, indique que le signataire promet de se joindre aux forces Eliandiennes en cas de conflits et de se battre contre tous les ennemis de la cité. Cette charte est valable tant que la personne se trouve à Eliandrilh.

Une foi tout ceci fait, le nouvel arrivant est libre d’aller où bon lui semble.

Chaque personne doit s’attendre à se faire contrôler une à deux fois par semaine par l’ancienne garde impériale qui vérifie la validité de la carte de séjour et de la législation du port d’arme. Bien évidemment cela dépend grandement de la dégaine de chaque personne. Les gardes sont assez physionomiques, au bout de quelques mois, on se fait moins contrôler.

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