6. Récit

Sire Thomas de Franchemasse, érudit gnome sous les étoiles devant l’éternel.

 

On me nomme Sire Thomas de Franchemasse et je suis un gnome qui a parcouru bien des contrées fort différentes. Aujourd’hui je vais vous parler d’Eliandrilh, malgré le syndrome du « carcan » qui font que nos souvenirs de la cité se voilent quand on s’éloigne de celle-ci. Il semble que je n’en sois pas atteint.

Je ne vous parlerais pas de la grandeur et de la beauté de ce lieu, n’importe quel quidam le ferais aussi bien. Mais bien de ce qui fait qu’Eliandrilh est unique. Ce n’est pas forcément ces beaux cotés qui la rend tel.

La population est assez bigarrée, plutôt aisée en générale et rarement malveillante. Les personnages les plus loufoques côtoient les plus vieux érudits, les plus illustres artistes et les personnes de grands savoirs. C’est une ville où l’art et la science sont roi, mais l’argent est ce qui la domine.

Bien qu’enclavée dans un bassin surplombé par d’immenses falaises dans une région qui semble aride, il y a pourtant un cour d’eau qui la traverse. Celui-ci est souterrain. On le nomme simplement la rivière souterraine et bien peu sont ceux qui ont ouie dire son existence. C’est pourtant grâce à cette rivière qu’Eliandrilh est alimentée en eau courante par des machineries conçues et gérées par les nains. Le monde souterrain tient une grand place à Eliandrilh, un monde inconnu pour la majeure partie de sa population. Un réseau de cavernes et de couloirs parsèment les falaises. C’est le repaire des nains, protecteur de la cité au même titre que les elfes de la forêt profonde. La grande caverne est le lieu de vie des Myconides, ces hommes-champignons. Ils posséderaient des vasques géantes remplies d’eau où pourriraient des cadavres humains. Le jus récolté nourrirait leur maître, une sorte de kystes de plusieurs dizaines de mètres de diamètre. Il serait leur cerveau collectif. Le pouvoir d’Eliandrilh connaît l’existence de ces hommes champignons. Un pacte aurait été scellé entre la cité et les Myconides : La protection souterraine de la cité contre de la chaire fraîche. C’est peut être pour cela qu’on ne verrait que rarement des personnes revenir de la prison d’Eliandrilh.

Mais ce que le pouvoir en place redoute le plus, c’est cette brume qui envahis le bas de la ville dés le soir venu. Des disparitions mystérieuses ont été observées depuis l’arrivée de cet étrange phénomène. Parfois des cris qui ne semble pas humains sortent de cette opacité. Il se murmure que des nécromants fomente un coup d’état et que des revenants se cachent dans la brume. On doit certainement avoir plus à craindre de toute ses guildes et organisations secrètes qui tirent les ficelles à travers des hommes de pailles disposé à tout les échelons du pouvoir. Qui est derrière cette série de meurtre qui ne semble avoir aucun sens ? Pourquoi les nouveaux venus se perdent sans cesse, même dans des quartiers qu’ils connaissent fort bien ? Le jour des masques arrive chaque année, où chacun est obligé de sortir le visage caché. C’est une fête vielle comme la ville. C’est un jour de joie pour tous ses habitants et un véritable enchantement pour les enfants. La guilde des confiseurs lançant dans la foule des bonbons par milliers. Certains sont spéciaux et parfaitement ciblé envers des personnes gênantes. C’est aussi le jour où les règlements de comptes  et les meurtres sont les plus nombreux.

Tout cela ne doit pas vous faire passer l’envie de visiter les nombreux monuments d’Eliandrilh. Faite attention au Palais bulle et au Palais chimère qui a appartenu à une époque à ce sacré Zworykin.

N’oubliez jamais que cette cité à deux visages : celle des arts, de la science et de l’amusement sans fin mais aussi son coté maudit, comme un reflet négatif d’elle-même.

Sur ce, je m’en vais trouver une chambre à louer dans une auberge discrète de cette bonne vieille cité de laelith !

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×